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Inspiration made in baby

Depuis que je suis sorti de ma grotte, les gens qui me voient parlent de moi comme si je n’étais pas là. Ils doivent penser que je ne comprends pas, ou alors que je ne comprends que le langage à base de double syllabe (« il est mimi le joujou du bébé qui fait caca dans sa coucouche »). Or, sache-le, le bébé comprend dès sa naissance chaque mot que tu prononces.
Maintenant que tu sais ça, tu comprendras peut-être mieux les horreurs que tu entendras dans quelques années : l’ado rebelle se souviendra de cette nuit blanche, alors qu’il avait à peine quelques semaines et qu’il peinait à trouver le sommeil (et toi de même par la même occasion) durant laquelle tu lui avais dit qu’il semblait avoir pris le caractère de sa grand-mère (ta belle-mère, celle que tu détestes).
Fais attention, les mots peuvent blesser.

 

Donc, on entend tout. Et je dois dire que ce que j’entends me laisse parfois perplexe. Les adultes semblent avoir uniquement trois préoccupations quand ils voient un bébé :

SON POIDS

Ce critère semble tellement important qu’il apparaît sur le faire-part, c’est dire.
L’une des premières choses qu’on a demandé à ma mère, après ma naissance, était mon poids (et le nombre de points qu’elle a eu en récompense de ses efforts, mais c’est un autre sujet) (tout comme les hémorroïdes). Le plus drôle, c’est la réaction des gens quand on leur dit que je pesais 3,2 kilos à la naissance : tout le monde s’extasie. Or, c’est un poids on ne peut plus normal, même si je suis arrivé un peu en avance. J’en suis donc arrivé à la conclusion que les gens n’en ont rien à cirer, en vrai, du poids, que c’est de la pur politesse et que, quel que soit le chiffre, ils sont contents et ont une réplique toute faite : « ah oui, c’est un beau bébé » pour les plus de trois kilos ; « ah oui, c’est une petite crevette » pour les moins de trois kilos.
Je prends donc note pour plus tard : le poids est un sujet de conversation plaisant. Je le demanderai donc à chaque personne que je rencontrerai au cours de ma vie, je suis sûr de me faire plein d’amis.

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Ma sortie de la grotte (suite et fin)

Précédemment sur Mon blog de bébé
(je crois qu’il va falloir arrêter les séries)

JEUDI 24 MAI

00h30 : On arrive aux urgences. J’entends le cœur de ma reum qui bat encore plus vite que quand elle voit Matt Damon à la télé. Je crois qu’elle a les chocottes. Mon père repère une place sur le parking et s’y engage.

00h37 : Ma mère demande à mon père s’il pense avoir fini de se garer avant que je sois majeur. Il lui répond qu’il faut faire attention à ne pas se garer trop près des autres voitures, un coup sur la portière est vite arrivé. Ma mère lui dit que s’il ne se magne pas un peu, c’est avec ses dents qu’elle va les rayer, ses portières.

00h45 : Une sage-femme installe mes parents dans un box. Ma mère fait remarquer à mon père que c’est dans celui-là qu’on leur avait annoncé l’envol de mon grand frère, presque deux ans plus tôt. Ils voient ça comme un signe que tout va bien se passer.

01h : L’interne en obstétrique qui vient vérifier l’avancée des choses ressemble à Baptiste Giabiconi. Subitement, ma mère réalise qu’elle avait prévu d’aller chez l’esthéticienne le lendemain et que son maillot ressemble à la tête d’un des Jackson Five. Voire aux five réunies.

01h05 : Baptiste Giabiconi, qui a réussi à se faire un chemin dans la brousse, annonce que je suis bien en route pour le grand air et qu’il va falloir aller en salle de travail. Mon père est heureux. Ma reum a les fesses qui font bravo.

01h30 : Il fait au moins 60° dans la salle de travail et la fenêtre ferme avec du sparadrap. Mon père dit à ma mère que ça doit être difficile pour elle, cette chaleur. Elle lui répond que ce n’est pas grave, les sages-femmes sont gentilles, c’est le principal.

01h34 : Ma mère n’a pas le droit de boire > Les sages-femmes sont des connasses. CQFD

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Ma sortie de la grotte

Je réalise que je ne t’ai pas raconté ma sortie de la grotte. On va remédier à ça, sinon on risque de retrouver quelques erreurs dans les livres d’histoire.

Mercredi 23 mai

18h : Comme tous les jours, ma reum a bossé toute la journée. Mais là, au lieu de faire une pause pour prendre quelques forces chocolatées, il lui prend l’envie furieuse de terminer la valise pour la maternité. Là.
Maintenant.
Tout de suite.

19h : Pyjamas et bodys pour moi, console de jeux et bonbons pour mon père, soutien-gorge d’allaitement et crème anti-hémorroïdes pour elle, tout y est. Même des livres (ma mère, cette utopiste). Il me reste plus d’une semaine avant le déclenchement, mais si je décide d’arriver plus tôt, on est parés.

19h30 : C’est peut-être un appel que ma mère me lance, remarque. Depuis quelques jours, elle me répète que si je veux arriver avant le déclenchement, je peux, qu’elle est prête, que ce sera moins traumatisant pour moi, blabla. Je crois surtout qu’elle a les miquettes depuis qu’on lui a dit qu’un accouchement déclenché était encore plus douloureux qu’un accouchement classique. Déjà que bon…

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